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Comment les sportifs de haut niveau de Grand Paris Sud vivent le confinement ?

Publié il y a environ 2 mois

Le basketteur freestyle à la renommée planétaire Brisco, la double championne de France de tennis en double et 32e joueuse mondiale junior Aubane Droguet et le grimpeur Manu Cornu, champion de France et champion du monde de bloc… Eux aussi sont confinés ! Comment vivent-ils la situation ?

Brisco

« Forcément, c’est difficile pour tout le monde. En tant que sportif, nous avons des entraînements que nous ne pouvons plus assurer dans les mêmes conditions. Alors il faut s’adapter. Moi, je suis confiné chez mes parents, qui ont un jardin. J’y passe beaucoup de temps même si, habituellement, je travaille en salle avec un panier. Je me concentre donc essentiellement sur les gestes freestyle. Finalement, je suis plus embêté en tant que créateur de contenu sur les réseaux. C’est ça qui me fait vivre et je suis désormais dans l’incapacité de sortir mes vidéos comme d’habitude. C’est-à-dire avec des invités ou avec un panier. Mais je prends ça comme un nouveau défi à relever. D’autant que j’ai de grandes responsabilités envers les jeunes qui me regardent. Il faut trouver de nouvelles idées, de nouvelles manières d’alimenter mes chaines sur YouTube et Instagram… Pendant ce confinement, je me suis donc donné comme challenge de faire un tuto freestyle tous les jours pour mes abonnés Instagram. À travers plusieurs stories, je leur apprends un geste. C’est une autre manière de faire du sport à la maison. Apparemment, ça plait bien car j’ai des centaines de messages quotidiens pour me parler de la technique du jour. Sinon, je fais des pompes et je travaille ma détente verticale pour sauter plus haut. Et puis, une semaine sur deux, j’ai mon fils à la maison. Donc, c’est école et devoirs. Ça prend du temps. Enfin, comme d’habitude, j’écoute beaucoup de musique et, en ce moment, je suis Murder sur Netflix et je lis l’autobiographie de Kobe Bryant, qui nous a quitté récemment. »

Le papa d’Aubane Droguet, nous raconte le confinement de sa fille

« Aubane a la chance d'être dans de bonnes conditions de confinement : la maison est grande et nous avons un jardin. De plus, elle vit dans une famille de sportifs ! Elle reste aussi très motivée et met à profit cette période pour travailler physiquement, à défaut de pouvoir jouer au tennis. Et elle est bien aidée par ses grands frères qui sont dans la même démarche. Titouan (également soutenu par Grand Paris Sud) est dans le circuit et Gaëtan, l’aîné, est aussi un bon joueur de tennis (-2/6). Les journées d’Aubane se composent de deux séances de préparation physique. Une séance systématique de renforcement musculaire avec haltères, élastiques et tapis d'exercices, ainsi qu'une seconde séance qui varie entre cardio (footing et endurance fondamentale), vitesse et puissance (nous avons des grosses côtes tout près de chez nous) ou travail de vitesse de pieds sur petits intervalles avec accélérations. Elle travaille aussi les déplacements en navette gauche-droite en faisant du volée sur volée avec la raquette pour garder le contact avec la balle. Sur le plan psychologique, elle prend ça plutôt bien, même si la compétition lui manque beaucoup. C'est un temps de réflexion imposé qui fait du bien, malgré tout. Et ça permet à la famille de passer du temps ensemble. Car nous ne voyons pas beaucoup Aubane et Titouan habituellement… »

Manu Cornu

« Le confinement se passe bien. Toutes les compétitions sont annulées et je pense qu’il n’y aura que très peu de reports. On se dirige tout droit vers une année blanche. J’ai donc décidé de complètement relâcher l’entraînement. Je fais du bricolage, du jardinage, qui me permettent de garder un semblant d’activité physique, un peu de console avec les potes… Et j’en profite pour passer bien plus de temps que d’habitude en cuisine. Il faut voir le positif quand nous rencontrons des moments délicats dans nos vies. Celui-ci concerne toute la population ! Mais nous pouvons choisir de ne pas subir ce confinement. Être triste, râler ou se plaindre ne nous aidera pas à ressortir plus vite. Le problème dépasse de loin les petites humeurs de chacun. Il faut être conquérant dans ce combat, garder le sourire et la tête haute. C’est comme ça que le temps passera plus vite. Bon courage à tous et merci à ceux qui sont en première ligne et qui nous aident au quotidien dans ce combat. Au plaisir de tous vous croiser à Block’out Lisses à la fin de cette épreuve. Et ne venez pas me dire que vous voulez encore rester à la maison… »

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