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Portrait d'une étudiante de l'ENSIIE, l'école qui donne les codes

Publié il y a 20 jours

À l’occasion de la Journée mondiale des programmeurs et développeurs du 13 septembre, Campus revient sur le parcours d’Inès Mellouk, une étudiante de l’ENSIIE (École Nationale Supérieure d'Informatique pour l'Industrie et l'Entreprise). Rencontre.

« J’ai un parcours un peu atypique ». À 23 ans, Inès Mellouk est en 3ème année d’école d’ingénieurs à l’ENSIIE, à Évry-Courcouronnes. Et c’est une étudiante comblée ! Pourtant, après avoir obtenu son bac scientifique en 2014 avec la mention très bien, cette passionnée de sciences fondamentales a dû essuyer quelques revers. « J’ai fait un an et demi de PACES dans le but de poursuivre des études de médecine. Mais j’ai finalement abandonné car je me suis rendu compte que ça ne me convenait pas du tout ».

La bonne formule

Férue de mathématiques, elle intègre alors une prépa en deux ans (maths sup, maths spé) et réussit le concours d’entrée de l’ENSIIE. « J’ai été séduite par leur parcours en mathématiques appliquées ! Je n’avais pas encore de choix professionnel bien défini, mais je voulais creuser dans ce domaine. Et l’ENSIIE reste une école généraliste, même si elle est axée sur le numérique. En première année, le tronc commun nous permet d’apprendre beaucoup de choses dans des domaines variés. Les champs d’application sont donc assez larges. Cela m’a permis de continuer à faire des maths sans avoir à me spécialiser tout de suite. Ça m’a laissé le temps de découvrir d’autres choses et de maturer un projet. »

Une école familiale

Séduite par sa première année, Inès s’oriente ensuite en mathématiques appliquées. « Nous avons abordé des choses plus spécifiques et aussi plus concrètes. Les mathématiques fondamentales sont appliquées à des modèles informatiques et de nombreux projets professionnels se profilent derrière. Ça peut être dans la finance, dans la data, dans la recherche opérationnelle… ». Épanouie, la jeune femme entrevoit alors le métier qu’elle pourrait exercer. Ce qui la motive d’autant plus, malgré un agenda bien rempli. Entre ses cours à l’école, sa colocation avec une autre élève de l’ENSIIE, ses activités avec les nombreuses associations culturelles et sportives du campus, Inès vit beaucoup au rythme de l’école. « C’est vrai qu’avec nos camarades, on passe beaucoup de temps ensemble. C’est assez familial. L’école est relativement petite. Tout le monde se connait. Et ça a beaucoup d‘avantages. D’ailleurs, nous sommes très suivis, bien encadrés, et il y a très peu d’échecs. Ça nous booste ». Ainsi, malgré plusieurs projets développés en groupe dans le cadre de ses études, les cours particuliers qu’elle prodigue le week-end et la vie quotidienne, Inès assure depuis un an et demi la fonction de responsable de projet au sein de l’Humaniie, l'association humanitaire de l'ENSIIE, afin de mettre en place un programme d'ouverture au Français et à l'informatique au Vietnam. « J'ai notamment géré l'équipe, recherché et assuré la relation avec nos partenaires et supervisé la récolte de fonds ».

Un métier en ligne de mire

Une expérience supplémentaire qui la conforte dans ses choix d’avenir. « Ma deuxième année m’a fait comprendre que ce que j’appréciais dans le métier d’ingénieur, c’est d’abord la gestion de projets ». En cette rentrée 2020, elle a donc choisi de s’orienter vers l’organisation des entreprises et suivra principalement des cours de management ou encore de technologies au service des entreprises, afin d’apprendre à déployer des projets, depuis la réflexion jusqu’à la formation, en passant par la mise en place et le suivi. « Le gros avantage de cette école, c’est que, même si j’intègre un parcours où je ferai surtout de la gestion de projets et du management, les connaissances solides que j’ai pu acquérir en informatique via le tronc commun me permettront de mieux appréhender les dossiers que j’aurai à gérer ».

Le choix de l’alternance

Une troisième année qu’Inès a choisi de suivre en alternance chez Playmobil afin de commencer à travailler. « Je reste étudiante, mais je serai aussi considérée comme une salariée de l’entreprise. Je serai chargée de la gestion du projet de digitalisation des procédés pour le service Finances. Actuellement, les salariés travaillent sur papier mais, à terme, ce seront des logiciels informatiques qui automatiseront les procédés. Mon travail consistera à organiser l’accompagnement du changement, à rédiger les processus et à suivre les personnes et le projet dans sa globalité ». Heureuse et impatiente, Inès voit aujourd’hui quel pourrait être son avenir professionnel. Elle sait aussi qu’elle préfère mettre l’accent sur des missions à travers lesquelles elle pourra s’épanouir et être autonome plutôt que d’entrer à tous prix dans une grande entreprise. Un avenir qui s’est progressivement dessiné à la faveur d’une formation qui l’a réellement comblée. « Je suis totalement satisfaite de cette école. Elle nous donne des outils, elle nous permet de les mettre en application via des projets et elle nous assure un socle fondamental utile ». Vous avez dit heureuse ?

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