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Composter ses biodéchets, c’est facile !Le compostage, une pratique simple en plein essor !

Sur le territoire Grand Paris Sud, les biodéchets représentent en moyenne 30% du gisement des ordures ménagères résiduelles. Ainsi pour l’année 2020, sur les 87 176 tonnes d’ordures ménagères résiduelles produites, on estime que la part des biodéchets représenterait 26 000 tonnes.

Un habitant du territoire Grand Paris Sud produit environ 276,5 kg d’ordures ménagères résiduelles par an. Par conséquent, chaque habitant du territoire peut détourner jusqu’à 83 kg de biodéchets par an, par la pratique du compostage.

Composter, c'est un acte éco-citoyen simple, à la portée de tous et qui offre de nombreux avantages. Cela permet tout d’abord d’obtenir un engrais de très bonne qualité que l’on appelle aussi « l’or brun » du jardinier. La pratique du compostage permet également de réduire le volume de nos poubelles, et ainsi de réduire la pollution émise lors de la collecte et l’incinération de nos déchets. 100% naturel et gratuit, le compost est un amendement idéal pour le jardinage. Il remplace le terreau et les engrais, il enrichit les sols et contribue à une bonne croissance des plantes. Véritable ressource, pourquoi s’en priver ?

Composter, c'est aussi une façon de se reconnecter à la nature, de remettre les mains à la terre. C'est peut-être une simple leçon d'humilité, une manière de montrer sa gratitude et de prendre soin, à notre manière et à notre échelle, de notre planète.

L’Agglomération Grand Paris Sud, acteur de la transition écologique, s’engage dans la réduction des déchets et soutient les habitants dans la pratique du compostage.

Comment composter ? 

Vous avez un jardin ?

Votre agglomération, engagée dans la transition écologique et la réduction des déchets met à votre disposition des composteurs individuels. Commander votre composteur au 0800.97.91.91


Vous vivez en appartement ?

- Le lombricomposteur : Composé de petits bacs superposés, il ne nécessite qu’une place réduite et peut être installé dans une cuisine, une cave ou un balcon (sauf en hiver et en dessous de 15°C). On y intègre des vers qui vont se nourrir des restes et produire du compost et un engrais liquide. Pour en savoir plus sur le lombricompostage : lien vers tutos coach N n° 6 et 7

- Le compostage partagé : il peut se réaliser à l’échelle d’une résidence (en pied d’immeuble) ou d’un quartier. Il s’agit d’alimenter et produire du compost, à plusieurs, entre voisins. Chacun apporte ses épluchures et autres déchets verts, et tous bénéficie d’un compost dans des quantités adaptées à ses besoins. Comment créer une plateforme de compostage partagé ? Avant tout, précisons que c’est une démarche volontaire et participative et que cela nécessite donc un peu de temps et quelques règles à respecter. Pour l’amorcer, il faut recueillir l’adhésion d’une dizaine de foyers, puis contacter votre agglomération qui vous accompagne dans ce projet. Contact 0800.97.91.91 

Le compostage au jardin 

Comment commencer ?

- Plus pratique, le composteur dans son jardin à installer à même le sol. Pour les jardins avec de gros volumes saisonniers constitués de feuilles mortes, taille de haies, tontes…, pensez à les stocker à côté de votre composteur ou à les utiliser en paillis !

- Quels outils ? (visuel pour chacun d’entre eux)

  • Bio-Seau
  • Fourche
  • Griffe à main
  • Brass compost
  • Cisaille ou sécateur
  • Tamis ou panier à linge


Où installer mon compost ?

- Choisissez un emplacement ombragé, plat et proche de votre maison pour des questions pratiques.

- Grattez le sol pour favoriser l’arrivée des insectes, des vers et autres petites bêtes.

- Posez un lit de quelques branchages/brindilles pour permettre une bonne aération

- Prévoyez de couvrir le compost (bac avec couvercle ou tas recouvert de carton par exemple)


Comment faire un bon compost ?

Les ingrédients : tout ce qui est issu du vivant !

- Ce que vous pouvez mettre :

  • les fanes et épluchures de légumes et de fruits (y compris les agrumes)
  • à peu près tous les restes de repas crus et cuits,
  • les coquilles d’œuf, le marc de café avec filtre, les sachets de thé, cheveux,
  • boîte d’œuf, papier essuie-tout, petits cartons bruns, mouchoirs en papier
  • litière végétale d’animaux végétariens
  • les déchets du jardin : tonte de pelouse, broyats, branches, feuilles mortes, fleurs coupées, fanées, taille de haies fragmentées (sauf résineux, thuyas, feuilles vernissées de laurier, lierre), copeaux de bois, écorces, mauvaises herbes (sans les graines)

- Ce qu’il faut mettre avec modération : gros morceaux de pain, viande, poisson, coquillage, huile de friture, graisse, laitage

- Ce qu’il ne faut pas mettre : Os, crustacés, bouchon de liège, litière d’animaux carnivores, terre, cendre, poussière d’aspirateur, sacs y compris ceux dits « biodégradables », gros bois, bois vernis ou peints, résineux


La recette du bon compost

Les 3 règles d’or

1- Un bon équilibre entre matière humide et matière sèche

Lors de vos apports, veuillez à rajouter environ la même quantité de matière dite « sèche ».

Qu’est-ce que la matière sèche ? Riche en carbone, c’est en général tout ce qui est brun et dur comme les branches, les feuilles mortes, le papier, le carton.

Qu’est ce que la matière humide ? Riche en azote, c’est en général tout ce qui est vert, mou et mouillé comme les épluchures, les restes de repas, les tontes fraîches de gazon.

Conseil : prémâchez le travail de votre compost ! Découpez les gros morceaux, les fruits et légumes à peau dure : trognon de chou, brocolis, peau de pastèque, ananas, melon, fragmentez et coupez les végétaux du jardin longs et encombrants.

2- Une bonne aération : mélangez en surface ce que vous déposez dans le compost à l’aide d’une griffe à main. Brasser en profondeur une fois par mois à l’aide d’un brass-compost ou d’une fourche.

3- Une bonne humidité : L’humidité permet aux micro-organismes de se développer. Pour vérifier l’humidité du compost, comprimez une poignée de la matière dans votre main. Quelques gouttes seulement doivent s’en échapper. Si trop de gouttes s’en échappent, le compost est trop humide. Dans ce cas, rajoutez de la matière sèche. Si la poignée s’effrite, c’est qu’il est trop sec. Dans ce cas, arrosez le et réduisez pendant un temps les apports de matière sèche.

Le saviez-vous ? Composter signifie « mettre ensemble », comme les pommes pour une compote (compote = compost, même origine)


Le compostage, comment ça marche ?

Comme dans la nature, il reproduit la fertilité des sols par l’action d’organismes vivants (bactéries, champignons, vers, insectes, mille-pattes…) qui décomposent, grignotent et transforment la matière organique. Tout comme nous, ils ont besoin pour se développer d’oxygène, d’air et de nourriture.

Les idées reçues :

LE COMPOST ATTIRE LES RATS : La mise en place d’un composteur n’attire pas les rats. Si vous voyez des rats dans un composteur, ils étaient déjà présents sur le site avant. Pour les faire partir : brassages réguliers et grille métallique au fond du composteur.

LE COMPOST ÇA PUE : Si votre compost dégage une mauvaise odeur c’est qu’il y a un problème de décomposition anaérobie, un excès d’humidité ou un déséquilibre dans les apports. Le conseil : brassez régulièrement et ajoutez de la matière sèche.


Des maux, des remèdes !

Compost pâteux et présence de jus : excès d’humidité et manque d’oxygène.   Ajoutez de la matière sèche, bien brasser.

Présence de moucherons.  Ouvrez le bac, bien brasser et ajouter de la matière sèche.

Moisissure, filaments blancs : compost trop sec.  Arrosez et ajoutez de la matière humide.

Mauvaise décomposition : certaines matières introduites sont trop volumineuses. Broyez-les ou coupez-les en petits morceaux afin de faciliter le travail des micro et macro-organismes.


Quand est-il mûr ?

On obtient un compost mûr en 6 à 12 mois, en fonction des conditions climatiques et du respect de la recette. Lorsque le compost est mûr lorsque la petite faune (vers de compost, cloportes..) ne sont plus présents. Le compost a alors une agréable odeur de sous-bois, une couleur sombre et une structure grumeleuse.

Le compost est un engrais naturel de très bonne qualité. C’est un amendement idéal pour le jardinage. Il remplace le terreau et les engrais, il enrichit les sols, améliore la rétention d’eau et protège la terre contre le soleil, le vent et le tassement de la pluie.


Comment l’utiliser ?

Compost bien décomposé :

- en rempotage ou pour vos nouvelles plantations et semis (mélangez 1/3 de compost avec 2/3 de terre). Pour les semis, tamisez le compost.

- pour vos jardinières, votre potager, au pied des arbres, des haies, des cultures ou parterres de fleurs. Déposez-le en surface sans l’enfouir, puis égalisez au râteau. Recouvrir ensuite d’un paillis protecteur (pelouse sèche, feuilles, branches broyées…)

Compost à demi-décomposé :

- en pied d’arbre/arbuste ou dans votre potager au pied de cultures déjà avancées, ou entre les rangs de légumes. Il se transformera en humus grâce aux organismes du sol. Bien recouvrir d’un paillis protecteur.

- à l’automne, en surface sur votre potager. Il libérera pendant l’hiver progressivement des éléments nutritifs au sol. Là-aussi, bien pailler par-dessus.

Le paillage, une solution complémentaire pour valoriser les déchets verts de votre jardin !

Pour pailler, on peut utiliser des brindilles, des branches, feuilles mortes, des tontes de pelouse. En recouvrant votre sol de paillis, vous le protégez et le nourrissez ! Sa structure devient plus aérée, plus facile à travailler et tout comme le compost, il nourrit vos plantes.

Le saviez-vous ? Humus et Homme proviennent de la même racine indoeuropéenne qui veut dire Terre.

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Pour en savoir plus avec Coach Nathalie

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