Le sport accessible à tous

Le sport fait une place au handicap

Ouvrir les pratiques sportives à tous, cela passe notamment par la prise en compte du handicap physique ou mental. À Grand Paris Sport, plusieurs clubs sportifs s'organisent pour prendre en compte les personnes en situation de handicap.

L’handisport gagne à être reconnu

Depuis les premiers Jeux Paralympiques d’été, à Rome, en 1960, le nombre d’athlètes présents a été multiplié par dix ! Malgré des mentalités qui peinent à évoluer, la pratique du handisport se développe. À Grand Paris Sud, des clubs donnent l’exemple.

Le handisport a longtemps été le grand oublié du monde sportif. Cependant, au fil des années, il a réussi à se faire une place dans la société. Une notoriété qui s’est notamment traduite par la naissance des Jeux Paralympiques, qui accueillent toujours plus de nouvelles disciplines et d’athlètes venus du monde entier.

Des jeux inclusifs en 2024 ?

Une évolution qui devrait encore s’amplifier en prévision des Jeux de 2024, comme le confiait à Marie Mainguy, dans “Handisport Le Mag” n° 168, Marie-Amélie le Fur, athlète handisport détentrice de huit médailles aux Jeux Paralympiques et présidente du Comité paralympique et sportif français. « Pour ces jeux, le monde du handisport et le monde paralympique ont été investis dès le début du dossier. Ce qui fait que nous aurons un village 100 % accessible pour les spectateurs, les compétiteurs… On aura une mise en accessibilité de certaines lignes de métro. Tout ceci formera un bel héritage qui restera. »

Des appareillages adaptés

Des Jeux Paralympiques qui, au fil des années, sont de plus en plus médiatisés et suivis par les spectateurs. Une évolution qui tient, bien sûr, aux performances des athlètes, mais aussi à des appareillages qui ne cessent d’évoluer. « Il y a eu de grands progrès au niveau des prothèses de jambes, commente Régis Peronnet, kinésithérapeute et président de l’AS Évry Handi Tennis de Table. Beaucoup de sportifs utilisent des lames, ce qui leur donne une plus grande mobilité. On fait aujourd’hui des prothèses légères et solides. Les principaux progrès sont visibles en athlétisme : les fauteuils sont de vraies Formule 1 ! Pour le ski aussi, on a fait un bond en avant fantastique. » Un matériel qui coûte néanmoins souvent très cher et auquel les sportifs en situation de handicap n’ont pas toujours accès.

L’AS Handisport tennis de table d’Évry : un club pionnier

L’AS Évry Handisport propose du tennis de table adapté depuis 1987. Premier club national au niveau des effectifs, il compte 31 membres, dont 17 joueurs en compétition, ce qui représente, là encore, le plus gros effectif national pour ce sport. Sur les 119 clubs de France, il affiche également les meilleurs résultats depuis 26 ans. Un des plus beaux palmarès français de tous les temps ! Et ça fait rêver. Imaginez un peu : depuis 1987, le club totalise 153 titres de champion de France, 2 titres paralympiques, 6 titres de champion d’Europe et 5 titres de champion du monde. Des champions formés pour la plupart par Régis Peronnet, le président. « En plus du jeu handisport, je conseille toujours à mes joueurs d’avoir un fond de jeu valide, explique ce passionné, qui est aussi kinésithérapeute. La plupart de nos compétiteurs s’entrainent tous les jours et ont aussi un très bon niveau chez les valides. » Parmi ses champions, le club compte, notamment, deux athlètes de haut niveau : Vincent Boury (plusieurs fois médaillé olympique avant de rejoindre l’AS Évry, dont une médaille d’or à Pékin en 2008) et Bastien Grundeler (médaillé lors de plusieurs championnats du monde et d’Europe).

L’investissement de passionnés

Bon an mal an, le handisport continue partout de se développer. Souvent grâce à l’investissement personnel de précurseurs tels que Steve Rousseau, entraineur de la section Tennis handisport de Grigny.  « L’aventure a débuté avec Lahcen Majdi, médaillé d’argent en double aux JO de Pékin de 2008, que j’ai rencontré en 2015, alors qu’il était au club des Ulis. Je travaillais pour le comité départemental de tennis et je rencontrais tous les joueurs para de l’Essonne. Il a aimé mon approche et il est venu s’entrainer ici. C’est ce qui a lancé la section. »  Actuellement blessé, Lahcen, qui faisait encore quelques tournois internationaux en France avant le premier confinement, devra patienter encore quelques mois avant de tenir de nouveau une raquette. En attendant, la section peut compter sur Laetitia Lechat, seconde licenciée para du club. Elle aussi séduite par la démarche de Steve, elle est venue de Viry Chatillon pour jouer à Grigny en 2020. Lorsque nous avons contacté Steve Rousseau, il était à ses côtés, à Grenoble où elle disputait les championnats de France 2022 qui se déroulaient du 23 au 26 juin. « Elle s’est qualifiée pour les demi-finales. C’est formidable. Maintenant, elle va devoir affronter la championne de France… » Aujourd’hui, la section para tennis de Grigny, qui a réuni la première équipe de l’Essonne et qui a organisé en mars un trophée régional, est particulièrement active malgré un effectif réduit. Elle compte 5 licenciés, 3 filles et deux garçons, et devrait accueillir prochainement deux nouvelles joueuses. « On essaye de se développer avec l’aide de bénévoles telles que Laetitia Lechat.  Nous souhaitons promouvoir le handisport sur la ville dans sa globalité et pas seulement le para tennis. »

Les associations accueillant des personnes en situation de handicap sont nombreuses à Grand Paris Sud, vous les retrouvez sur les sites des comités handisports de Seine-et-Marne et Essonne :

Quand handicap et sport font bon ménage

Longtemps grand oublié du monde sportif, le handisport a réussi à se faire une place dans la société. La prise en compte du handicap dans la pratique sportive se généralise, témoignant à la fois de l’évolution des mentalités, de la mise en œuvre d’organisations adaptées et des progrès accomplis dans le matériel.

« Il y a eu de grands progrès au niveau des prothèses de jambes, commente Régis Peronnet, kinésithérapeute et président de l’AS Évry Handi Tennis de Table. Beaucoup de sportifs utilisent des lames, ce qui leur donne une plus grande mobilité. On fait aujourd’hui des prothèses légères et solides. Les principaux progrès sont visibles en athlétisme : les fauteuils sont de vraies Formule 1 ! Pour le ski aussi, on a fait un bond en avant fantastique. » Un matériel qui coûte néanmoins souvent très cher et auquel les sportifs en situation de handicap n’ont pas toujours accès.

Au Tennis club de Courcouronnes, on s’est organisé pour faire une plus grande place au handicap, comme en témoigne Florian de Choiseul : « Nous allons avancer petit à petit vers une plus grande ouverture au handisport, confie l’enseignant diplômé d’État. Nous organisons des temps de jeu dédiés, mais ça peut être plus selon la demande et la manière dont on sera suivi par des partenaires. »

Bon à savoir :
Les Maisons Sport-Santé de Grand Paris Sud accueille les habitants de Grand Paris Sud en situation de handicap pour les accompagner vers une pratique sportive adaptée.

L’AS Handisport tennis de table d’Évry : un club pionnier

Premier club national au niveau des effectifs, l’AS Handisport Tennis de table d’Évry compte 31 membres, dont 17 joueurs en compétition, ce qui représente le plus gros effectif national pour ce sport. Sur les 119 clubs de France, il affiche également les meilleurs résultats depuis 26 ans. Un des plus beaux palmarès français de tous les temps !

Depuis 1987, le club totalise 153 titres de champion de France, 2 titres paralympiques, 6 titres de champion d’Europe et 5 titres de champion du monde. Des champions formés pour la plupart par Régis Peronnet, son président. « En plus du jeu handisport, je conseille toujours à mes joueurs d’avoir un fond de jeu valide, explique ce passionné, qui est aussi kinésithérapeute. La plupart de nos compétiteurs s’entrainent tous les jours et ont aussi un très bon niveau chez les valides.»

AS ÉVRY HANDI TENNIS DE TABLE

TENNIS CLUB DE COURCOURONNES

Avec le sport adapté, le handicap mental également pris en compte

La pratique sportive est méconnue bien qu’elle compte 65 000 licenciés en France : le sport adapté permet à Avec 65 000 licenciés, la Fédération Française du Sport Adapté (FFSA), qui fédère 75 disciplines différentes, 25 championnats de France et différents programmes d’activités, est un acteur qui compte. Pourtant, le sport adapté est encore mal connu du grand public. Petit coup de projecteur.

Cette pratique sportive est méconnue et pourtant elle concerne 65 000 licenciés en France, elle est organisée au niveau international et elle regroupe, à travers le monde, plus 6 000 sportifs de haut niveau dans 82 pays. Mais alors, concrètement, le sport adapté, c’est quoi ? « C’est le nom donné à la pratique sportive des personnes en situation de handicap mental et/ou psychique, explique Marc Truffaut, président de la Fédération Française du Sport Adapté (FFSA), et président de la Fédération Internationale du Sport Adapté, aka The International Fédération for para-athlètes with an intellectual disability, INAS. Cela comprend tous les types de handicaps mentaux que sont l’autisme, les personnes atteintes de trisomie ou le handicap psychique. »

Avec 160 adhérents, le club de tennis de table de Corbeil-Essonnes est un des plus importants de l’Essonne. Depuis plusieurs années, il mise également sur le sport adapté.

Une fédération et des formations

Créé en 1971 à l’initiative de familles qui voulaient faire pratiquer des activités sportives à leurs enfants, la Fédération est un acteur de poids qui rassemble de nombreux sportifs en France (à titre d’exemple, avec 30 000 licenciés, le handisport rassemble deux fois moins de pratiquants). Ainsi, la Fédération française organise 3 500 rencontres par an pour plus de 80 sports. Dans l’hexagone, 1 500 clubs proposent du sport adapté. Certains (1 000) ne font que ça et d’autres (500) proposent des créneaux ou disposent de sections spécifiques. « En sport adapté, tout doit être individualisé, commente Marc Truffaut. Il n’y a pas de règles d’apprentissage communes car chaque sportif à des besoins différents. La Fédération dispose d’un service de formation. Nous proposons des diplômes d’État et des attestations de qualification pour que les encadrants puissent se former. »

En loisir et en compétition

Le sport adapté se pratique essentiellement en loisirs, avec un impact avéré sur la vie quotidienne de nombreux pratiquants, qui gagnent en autonomie et osent sortir de leur zone de confort (certains apprennent à lire, d’autres se déplacent seuls pour faire leurs courses…). Mais il existe également une pratique de compétition très dynamique avec divers championnats de France et une pratique de haut niveau puisque, depuis 2009, 7 disciplines sont reconnues de haut niveau par le Ministère des Sports. Pour chacune d’entre elles, il existe des Pôles France à Reims, Poitiers, Vichy, Bourges et Lans-en-Vercors. Par ailleurs, après avoir pâti d’une sanction générale pour la tricherie de quelques-uns, le sport adapté a fait son grand retour aux Jeux paralympiques où il est représenté dans 3 disciples : l’athlétisme, la natation et le tennis de table.

Une ouverture aux autres

Le tennis de table, c’est justement le sport que Maëlys Fève, 17 ans, pratique depuis qu’elle a 10 ans. Repérée par un coach du club de Corbeil-Essonnes, elle s’inscrit dans cette discipline avec son père. Une véritable révélation pour cette jeune joueuse qui collectionne désormais les médailles en championnat de France. Entre ses entraînements au club et ses stages au Pôle France de Poitiers, la jeune fille fait montre d’un savoir-faire certain et connait ses points faibles. « Mes entraîneurs me disent de bouger un peu plus, de jouer dans le coin faible de l’adversaire, d’améliorer mes services et mes top spin. » Un engagement important, notamment pour son père, mais les résultats sont là. « Je l’ai vue s’épanouir, raconte David Fève. Avant, elle était renfermée, elle ne parlait pas, elle était très timide. Le sport l’a libérée. » Consciencieuse et motivée, Maëlys fait également le bonheur de Nicolas Prineau, son coach en compétition. « Elle évolue en sport adapté et en filière classique. Elle n’a aucun problème à jouer avec les autres. Il faut juste être plus calme et plus posé dans les explications. Ne pas hésiter à montrer les gestes. Il faut jouer à fond la carte de la pédagogie et amener les explications petit à petit. Pas tout d’un coup. »

À la portée de tous les clubs

Avec 160 adhérents, le club de tennis de table de Corbeil-Essonnes est un des 7 plus gros de l’Essonne. Il est le premier pour les féminines (plus de 40 licenciées). Depuis plusieurs années, il mise également sur le sport adapté. « Nous souhaitons développer notre sport et l’ouvrir à d’autres personnes que celles que l’on côtoie habituellement, commente Bruno Chamont, président de l’AS Corbeil-Essonnes Tennis de Table et président du Comité Départemental de Tennis de Table de l’Essonne. Or, il y a encore peu de pratiquants en sport adapté. Les possibilités de développement sont grandes. Nous sommes très fiers de Maëlys. Tant d’un point de vue sportif que personnel. Nous l’avons vue s’ouvrir et faire de nouvelles connaissances. Je veux dire aux clubs qui souhaiteraient accueillir des pratiquants en sport adapté que c’est accessible à tous. Le comité Départemental de Tennis de Table de l’Essonne et le Comité Départemental de Sport Adapté peuvent donner des renseignements à ceux qui le souhaitent. Ensuite, il suffit de prodiguer un peu d’attention, d’expliquer un peu plus lentement, mais c’est tout. Et on arrive à de très belles choses. » À nouveau championne de France junior en 2022, Maëlys Fève est sélectionnée pour les Jeux Européens du sport adapté organisés à Cracovie (Pologne) du 16 au 24 juillet prochain.

Le hand à la main

A Lisses, la section handball adapté est également très active, c’est d’ailleurs elle qui a organisé le championnat régional para handball adapté le 12 février 2022 au gymnase du Long Rayage. « C’est la première fois que nous l’organisions, comment Sébastien Toupy, responsable technique du club et entraineur du groupe jeune. À l’issue de la compétition, nous nous sommes qualifiés pour l’Open de France à Scey sur Saône (70) les 25 et 26 juin. Nous y avons obtenu la Coupe du fair-play avec un groupe très vivant. » Créée en 2015 pour les jeunes, la section hand adapté compte aujourd’hui 40 licenciés et s’est ouverte aux adultes. « Ce sont eux qui participent aux championnats. Mais c’est un groupe tout frais qui a été créé juste avant la Covid. C’était donc leur première année de compétition. L’aventure ne fait que commencer. On espère que la pratique va continuer à se développer chez les jeunes. Mais aussi avec les adultes, et pourquoi pas en compétition, selon les profils de nos sportifs. »

US RIS-ORANGIS

Mail : sportadapte@usro.fr

CO COURCOURONNES (BASKET, BOXE, JUDO)

Mail : contact.cocsportadapte@gmail.com

HANDBALL CLUBE DE LISSES

Mail : lisseshand@gmail.com

ASSOCIARTION POUR LA REEDUCTION PAR LE SPORT EQUESTRE

Mail : asso.arse@gmail.com

AS CORBEIL-ESSONNES TENNIS DE TABLE

http://corbeiltennisdetable.free.fr/

Mail : bruno.chamont@wanadoo.fr

OBJECTIF SPORT ET DIFFERENCES

Mail : thierry.descouture@sfr.fr

CERCLE D’ESCRIME DE COMBS-MOISSY

Mail : cecm77@yahoo.com

Comité Seine-et-Marne sport adapté : http://www.sportadapte77.org/

Comité Essonne sport adapté : http://www.sportadapte91.org/

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