Jeux olympiques et paralympiques, Sport

Portrait de Claire Floret, porteuse de la Flamme des Jeux olympiques de Paris

Désignée pour porter la Flamme olympique en juillet prochain, Claire Floret, présidente de Donnons des Elles au vélo, veut profiter de cet instant dans la lumière pour faire résonner les valeurs de son association basée à Évry-Courcouronnes et porter haut le cyclisme au féminin.

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C’est tout feu, tout flamme, que Claire Floret, porteuse de la Flamme des Jeux olympiques, a accepté de répondre à nos questions. Zoom sur son parcours, son association Donnons des Elles au vélo et sa future mission.

Vous aurez l’honneur, en juillet prochain, de porter la Flamme avant l’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Quelle a été votre réaction ?

Claire Floret : « J’ai été contactée par le Département, qui annonçait m’avoir identifiée pour porter le flambeau sur l’Essonne, avant de recevoir la confirmation officielle en janvier par Paris 2024. Ça a été une grande surprise, j’ai été très touchée, surtout d’apprendre que leur choix repose sur les valeurs véhiculées par Donnons des Elles au vélo. Il s’agit d’une véritable reconnaissance pour nos actions en faveur de l’ouverture du cyclisme, aux femmes et à tous les publics, mais aussi l’égalité, la lutte contre les discriminations, la sororité et la mixité en général. »

Être sollicitée pour cet événement planétaire, cela doit représenter un sentiment très fort ?

« Les Jeux olympiques restent l’épreuve ultime pour tout sportif, le symbole est très grand ! Voir les JO se dérouler dans son pays, sa région, ça n’arrive qu’une fois dans une vie, et j’ai la chance que ça tombe à une période où je peux participer grâce à mes actions dans le domaine du sport. Mais même si c’est moi qui porterai l’habit de lumière, je représenterai toutes les personnes du club : cyclistes, encadrants, dirigeants et ceux qui ont été de tous les projets. C’est notre action collective qui sera mise en avant, et, au-delà de notre association, le cyclisme féminin. ».

Votre association prône une plus grande ouverture du vélo aux femmes. Comment la situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

« Notre présence sur le Tour en J-1 pendant 7 ans (les licenciées parcourent les étapes un jour avant les athlètes masculins, ndlr) a porté ses fruits, avec le retour, après 33 ans d’absence, du Tour de France féminin en 2022 ! Les audiences ont été énormes, au-delà de ce qu’on pouvait imaginer, et l’engouement s’est confirmé l’été dernier. L’impact n’est pas encore immédiat, mais on ressent une évolution au niveau des licenciées, avec 13% de féminines aujourd’hui. Désormais, les familles peuvent envisager le cyclisme comme un sport destiné aux femmes, avec cet aspect “Vu à la télé”, qui demeure un prisme important. Nous partions de tellement loin… mais le chemin pris est le bon et c’est un cercle vertueux qui se met en route. ».

Des stages pour Elles

Dans le cadre de son association, Claire Floret organise des stages à destination des femmes. Prenant place dans le Puy-de-Dôme, ils s’orientent autour d’ateliers autonomie, diététique, mécanique et pratique.

Pour en savoir + : stages@lejardindechignore.fr

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